Présentation de la FEDELIMA
Jeudi 01 Janvier 2015

La FEDELIMA est depuis le 1er janvier 2013 [1], est un réseau national qui regroupe plus de 145 lieux dédiés aux musiques actuelles sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultra-marin.

Ces lieux majoritairement associatifs assument un rôle déterminant sur le plan artistique et culturel tant local, régional, national voire international grâce à des projets qui allient diffusion, action culturelle et accompagnement des pratiques professionnelles et amateurs.

Ces dernières années, ces lieux se sont considérablement professionnalisés développant dans un contexte complexe de forte structuration sectorielle, une diversité de métier, de fonction, de niveaux de responsabilité et de mission.

La FEDELIMA a pour objet de fédérer et développer toute initiative d’intérêt général en matière de musiques actuelles, d’aider ses membres à anticiper les mutations culturelles, économiques, technologiques, politiques et sociales, de les soutenir dans leur développement en proposant les moyens et outils adéquats dans un souci de complémentarité et de coopération, et ceci du niveau local à l’international.

En interaction avec le secteur professionnel, les partenaires publics et territoriaux, les artistes, et plus largement la société civile, la FEDELIMA développe ses activités fédérales en construisant des démarches et processus collectifs et participatifs, largement ouverts.

Le projet de la FEDELIMA s’articule autour de :

I -  Les trois pôles de développement de la FEDELIMA

  1. Pôle activités artistiques et culturelles
  2. Pôle environnement territorial et professionnel
  3. Pôle structuration des lieux

II - Les trois fonctions transversales à la mise en oeuvre du projet de la FEDELIMA

  1. Observation, production d’analyses et études
  2. Accompagnement des adhérents
  3. Europe et international

En s’appuyant sur ces 3 pôles et  pôles transversaux développés en interne, la FEDELIMA contribue tant à la structuration de ses adhérents que du secteur des musiques actuelles.

De plus, les actions ou travaux de la FEDELIMA se fondent sur des analyses collectives partagées de l’évolution du secteur des musiques actuelles, en lien avec les observations et besoins de ses adhérents.

Dans ce but, elle travaille en partenariat avec de nombreuses instances dont les principes d’actions, valeurs, champs d’intervention, missions et actions trouvent des points de convergence avec ceux de la fédération.

 

LES PRINCIPAUX ENJEUX DE LA  FEDELIMA SONT:
  • L’Économie Sociale et Solidaire (ESS)

Les travaux de la FEDELIMA menés notamment en partenariat avec l’UFISC[2] et le Centre de Ressources Culture pour le Dispositif Local d’Accompagnement (CRCDLA), mettent en évidence l’économie mixte sur laquelle s’appuient les lieux adhérents pour développer leurs projets. Cette économie plurielle relève à la fois du secteur privé et du secteur public. Elle s’inscrit pleinement dans le champ de l’économie sociale et solidaire. Ceci se traduisant par un statut privé, la primauté de l’humain sur le marchand, une orientation explicite au service de l’intérêt général, l’utilité sociale et un ancrage territorial fort. Ainsi, si les actions de la FEDELIMA s’inscrivent prioritairement dans le secteur des musiques actuelles et plus largement, dans le domaine de l’art et de la culture, elle adhère pleinement au champ de l’économie sociale et solidaire.

  • La structuration du secteur, l‘équité et la diversité territoriale

La FEDELIMA contribue avec différents Ministères, collectivités territoriales, réseaux territoriaux d’acteurs, acteurs des arts et de la culture, voire plus largement l’ensemble du monde associatif, à l’élaboration de textes cadres liés à l’évolution des politiques publiques en matière de reconnaissance et de structuration du secteur des musiques actuelles.

Elle accompagne la mise en place de concertations territoriales et s’implique dans la création d’espaces de dialogue, de partenariats et d’actions transversales entre les différents acteurs (fédérations, syndicats, labels, media, collectivités, services déconcentrés, artistes, population,…) via notamment les Schéma d’Orientation pour le Développement des Lieux de Musiques Actuelles (SOLIMA).[3]

  • L’Europe et l’international

La FEDELIMA est membre fondateur du réseau européen Live DMA. Le Live DMA favorise la structuration des acteurs des musiques actuelles en Europe. Il rassemble les lieux et festivals de 10 réseaux nationaux, soit plus de 800 structures en Europe. Il développe des chantiers communs à ces réseaux, induit de la solidarité et une interconnaissance nécessaire entre les pays, à travers une observation participative et partagée à l’échelle européenne, pour mener à bien ses objectifs. La FEDELIMA observe également les projets européens et internationaux de ses adhérents, afin d’en comprendre les enjeux à venir, et d’accompagner la poursuite et la pérennité de ces projets, en prenant en compte l’environnement politique, économique et artistique des lieux sur leurs différents territoires du local à l’international. Enfin la FEDELIMA participe à une analyse et une prospective pour les musiques actuelles au niveau européen, notamment à travers des temps d'échanges et de connaissances pour l'ensemble du secteur. La FEDELIMA a ainsi initié, avec le LIVE DMA et de nombreux autres partenaires, un nouveau temps de réflexion à l’échelle européenne et internationale, né en 2014, et nommé POP MIND. Cet évènement annuel a pour particularité d’axer ses débats sur des thématiques sociétales larges, réunissant chercheurs, professionnels, organisations, acteurs de terrain, collectivités et Etats de nombreux pays européens, autour de questions liées à la culture.

  • L’Observation Participative et Partagée (OPP)

La FEDELIMA a pour fonction transversale l’observation et la production d’analyses et d’études. Elle a pour cela développé, en 2005, l’Observation Participative Partagée (OPP). Cette méthode, ou philosophie d’action, repose sur l’accompagnement et l’implication des observés tout au long du travail d’enquête. Cette démarche méthodologique favorise la concertation par un travail collectif de diagnostic et d’analyses à partir des données partagées avec les participants. Menée en coopération avec d’autres organisations et partenaires, l’OPP permet de produire annuellement des ressources et des données venant alimenter l’ensemble des travaux, analyses et études menées par la fédération. Elle participe ainsi de la connaissance des lieux de musiques actuelles et plus largement du secteur culturel. Ce travail est réalisé grâce à la plate-forme informatique GIMIC initialement développée par la Fédurok et gérée, désormais, par la société ICoop. Ce processus d’observation qui associe un outil et une méthode, est aujourd’hui progressivement partagé et transféré à d’autres organisations professionnelles, réseaux d’acteurs et collectivités publiques.

  • Le soutien à la structuration des adhérents

De nombreuses structures adhérentes sont suivies et accompagnées par la fédération.

Par différents types de soutien, d’accompagnement et de médiation, la fédération aide de manière individualisée ses adhérents à formuler leur projet associatif et leur gouvernance comme à définir, pérenniser et développer les postes nécessaires à leur mise en œuvre. Pour cela, elle favorise la mise en place d’outils visant à faire progresser ces emplois (plan de formation, dispositif locaux d’appui, …) et à les pérenniser (recherche de financement, mutualisation d’emplois, …).

De plus en plus, elle accompagne également ses adhérents dans leurs relations avec l’ensemble de leurs partenaires locaux dans une dynamique de structuration territoriale qui favorise la mise en place de processus de concertation et de coopération.

  • La construction collective via différents temps de rencontres et groupes de travail

Dans le cadre de ses temps d’assemblées générales, de séminaires ou de journées professionnelles, des ateliers, tables-rondes et conférences sont organisés depuis plusieurs années sur de nombreux sujets d’ordre politiques, économiques, artistiques ou culturels mais aussi sur des problématiques propres aux structures telles que la création, la réhabilitation d’équipements ou encore la mise en œuvre d’un outil de billetterie mutualisé. L’ensemble de ces travaux s’inscrit dans un calendrier global rythmé par les réunions du comité d’orientation où les référents rendent compte des avancées des différents groupes de travail.

La FEDELIMA vise donc à fédérer toutes les énergies autour du secteur des musiques actuelles, tout en favorisant particulièrement celles émanant de la société civile, au travers d’une mise en réseau démocratique et active.

Participer, réfléchir, changer et influer sur la structuration et le développement des musiques actuelles de manière plus collective, incite de nombreux lieux à rejoindre la FEDELIMA.


[1] La FEDELIMA est issue de la fusion de la FEDUROK et de la Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées (FSJ)
[2] -UFISC : www.ufisc.org
[3]Le SOLIMA est un processus de concertation non hiérarchisé entre des acteurs des musiques actuelles (initiatives associatives, publiques, personnelles ou commerciales inscrites sur un territoire), des collectivités territoriales (communes, communautés de communes, agglomérations, départements, Régions, Pays …) et l’État, pour travailler à une co-construction des politiques publiques en faveur des musiques actuelles, adaptées aux territoires.





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