Rapport d'activité 2009 de la Fédurok
Mercredi 02 Mai 2012

Le Rapport d'Activité 2009 est présenté par le directeur de la Fédurok, lors de l'Assemblée Générale des 8 et 9 mars 2010 qui s'est tenue à la Clef, scène des musiques actuelles de Saint-Germin-En-Laye. Il fait état, en ce qui concerne l'activité de l'association des décisions préalables et de l'avancée des différents chantiers.

 


 

I. Axes d’action

1)   Observation, veille et production d’analyse

  • Permanence de l’observation
  • Exploitation des données
  • Développement de la méthode et des coopérations
  • Production d’un nouvel outil
  • Réalisation d’études qualitatives

a.      Observation Participative et Partagée & développement de la plateforme GIMIC[1]

Le travail d’observation, de veille, de productions d’analyses et d’études est un axe central du projet fédéral de la Fédurok depuis 1999, avec un objectif de construction d’outils d’analyse permettant aux adhérents d’élaborer une vision distanciée de leur pratique et de définir des perspectives de développement de leur projet et mode de fonctionnement, et aux partenaires publics et professionnels d’avoir une meilleur lisibilité et connaissance des lieux de MA.

La Fédurok assure en corollaire un travail de veille et de productions d’analyses en créant les conditions d’une dynamique de transparence et d’échange entre les structures membres tant dans les domaines politiques, sociaux, économiques, technologiques, artistiques et culturels (Cf. II 3)

Durant cette période, dans le cadre du dispositif d’Observation Participative et Partagée (OPP), le travail de collecte permanente des données d’activités des structures adhérentes a été poursuivi via le logiciel en ligne CooPalis. Il a associé non seulement les lieux Fédurok mais également ceux de la Fédération des Scènes de Jazz (FSJ), ainsi que certains réseaux territoriaux comme le PRMA Poitou-Charentes, le PATCH Picardie et le réseau RAOUL (Nord Pas de calais), soit une population de 134 lieux de MA répartis sur l’ensemble du territoire.

Des demandes d’information et de traitement statistiques spécifiques s’appuyant sur les données de l’OPP sont formulées sur la base moyenne d’une à deux demandes par semaine. Ces demandes ont émanées aussi bien d’adhérents de la fédération, de partenaires institutionnels et/ou professionnels (DMDTS, CNV, CNAR Culture, SMA, PRODISS, SYNDEAC…), d’opérateurs du secteur des musiques amplifiées/actuelles (réseaux territoriaux), de chercheurs universitaires et d’étudiants. L’ensemble de ces informations ont été traités dans un délai relativement cours, allant d’une journée à un maximum de dix jours.

Les éléments produits dans le cadre de l’OPP ont, de plus, permis de nourrir l’ensemble des études qualitatives lancées sur cette période (Cf. I.B)

Un travail d’aller/retour et de communication de données statistiques et qualitatives a également été important entre la DMDTS et la fédération dans le cadre du groupe de travail « Lieux de MA » pour permettre de finaliser le texte sur les « Schémas d’Orientation de développement des Lieux de Musiques Actuelles » (SOLIMA) mais surtout le « cahier des charges et missions des Scènes de Musiques Actuelles ».

Un groupe de travail informel s’est constitué en 2008 à partir de personnes en charge de l’observation dans des organismes et des organisations professionnels impliqués dans l’économie culturelle [2]. L’objectif principal a été de mutualiser les expériences et de parvenir à homogénéiser les questionnements récurrents apparaissant sur la plupart des supports d’enquêtes. Ces réflexions collectives ont donné lieu en 2009 à la production d’un document méthodologique et technique destiné à tout opérateur souhaitant mettre en place une démarche d’enquête par questionnaire ou d’observation. Ce document propose un questionnaire rédigé sous forme d’exemple, quelques précisions sur les modalités de certaines questions posées et une grille de codage. Leur utilisation est libre et en libre téléchargement sur le site internet du CNAR Culture.

Du comité coopératif de l’OPP, rassemblant l’ensemble des partenaires [3] du travail d’observation mené par La Fédurok est né une coordination sur l’observation dans les musiques actuelles.

La migration de l’outil CooPalis versla plateforme GIMICplanifiée pour 2010 et l’extension du travail d’observation à différents niveaux dans le domaine des musiques actuelles ont provoqué cette évolution.

Le premier aspect de cette coordination, dont les modalités d’animation sont portées dans un premier temps par la Fédurok, est la constitution d’un groupe technique ayant pour vocation d’avancer sur l’homogénéisation des questionnaires produits par l’État, le CNV etLa Fédurok à destination des lieux de musiques actuelles.

Ce groupe technique réunissant pour le moment,la DMDTS, le bureau de l’observation du spectacle vivant, le CNV,la FSJetLa Féduroks’est réuni à deux reprises et a permis dans un laps de temps très court :

  • La proposition d’un tableur de suivi de la diffusion/programmation unique et commun à l’ensemble des participants destiné aux scènes de musiques actuelles,
  • L’ajustement d’une grille de questionnements complémentaires pour la commission 7 du CNV (soutien au travail de détection par la diffusion),
  • Un ajustement après traitement du formulaire d’affiliation du CNV,
  • Une proposition de questionnements des questionnements issus de l’OPP devant alimenter un  questionnaire national de demande de subventions SMAC à destination des DRACs,
  • Le lancement de l’élaboration d’une grille de questionnements et d’indicateurs du questionnaire national d’évaluation pour les SMACs,
  • L’harmonisation des questionnements des différents questionnaires existants avec la grille de questionnements de l’OPP.

L’ensemble des ces travaux en cours doivent entrer dans une phase expérimentale et opérationnelle en 2010.

Pour permettre à la démarche d’Observation Participative et Partagée de se déployer efficacement au regard des termes de cette convention, l’évolution de l’outil CooPalis [4] était devenue indispensable et a donné naissance au Groupement pour une Information Maîtrisée Interactive et Coopérative (GIMIC). GIMIC est un collectif d’acteurs culturels dont l’idée force est de favoriser la gestion des structures culturelles via des outils en ligne (gestion et suivi des usagers, de plannings, de projets, d’activités...), en permettant dans le même temps l’alimentation d’une base de données fiable dont le traitement peut s’entendre à différents niveaux, territoriaux, nationaux, voire européens.

Le développement informatique de la plateforme, débuté fin 2007 avec 2 développeurs informatiques et 1 chargé de projet pour la production technique, sera finalisé début 2010. Son déploiement progressif est programmé sur le premier semestre.

C’est une production globale pour la Fédurok qui a donné lieu à un important travail de coordination, une prise de participation de la Fédurok et la gérance de la SARL qui porte la plateforme informatique et les services associés de type accompagnement et enquête. L’actuelle structure juridique doit se transformer en Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) début 2010 afin d’associer plus largement d’autres groupements et organismes publics et collectivités (Cf. doc) au-delà dela FSJ et de la FFEC (Fédération Française des Écoles de Cirque) qui sont devenus associés depuis 2009.

L’usage de l’outil dans sa version V1 s’adresse à tout type d’entreprises artistiques et culturelles et peut être déployé aussi bien par des groupements que des collectivités publiques. Les adhérents de la fédération accéderont courant 2010 à de nouveaux modules complémentaires intégrés progressivement (Carnet de contacts, Agendas partagés, Gestion des usagers/abonnés, Gestion des ressources et Gestion d'enquêtes).

Le module de gestion d’enquêtes (version évoluée de l’actuel CooPalis) doit permettre notamment une meilleure gestion en toute autonomie des rapports statistiques et de l’export des informations stockées pour les adhérents (Ce en lien avec les différents questionnaires homogénéisé dans le cadre du travail porté par le groupe technique de l’OPP). Il s’agit aussi de faciliter la transmission des informations attendues annuellement par les différents partenaires des structures adhérentes, en l’occurrence le Ministère dela Culture et de la Communication et le Centre National des Variétés.

b. Études & production d’analyses

Le travail d’observation de veille et de productions d’analyses et d’études de La Fédurok a débuté fin 1999/début 2000 dans l’objectif premier de construire des outils d’analyse permettant à ses adhérents d’élaborer une vision distanciée de leur pratique et de définir des perspectives de développement de leur projet et mode de fonctionnement.

Une restitution synthétique des données issues des données 2006 de l’OPP en 2007 avait pointé la nécessité d’approfondir les problématiques identifiées via les restitutions statistiques à l’aide d’analyses qualitatives via des études thématiques.

Depuis 2007, La Fédurok a souhaité intensifier son travail d’observation et a initié ou a été associée à un certain nombre d’études qualitatives menées pour la plupart avec ses principaux partenaires (réseaux, fédération, institutionnels, professionnels), qui, pour certaines d’entre elles, sont finalisées ou en cours de l’être :

  • « Étude Les publics, services et métiers de la répétition dans les lieux de musiques amplifiées-actuelles » (Finalisée en 2009)
  • « Étude Les lieux de proximité de musiques amplifiées-actuelles - l'exemple du milieu rural » (Finalisée en 2009)
  • « Étude Lieux Projets et Collectivités Territoriales » (en cours)
  • « Les aides publiques et de redistribution aux lieux de MAA » portée par Frédéric Sadaune (Thésard) (Finalisée en 2009)
  • « Étude sur la programmation » portée par Philippe Le Guern (Universitaire) (en cours)
  • « Proposition de référentiel d’activités pour les métiers de la répétition en musiques amplifiées » (Finalisée en 2009)
  • « Étude sur l’action culturelle » (Lancée en 2009)
  • « Étude sur l’économie de la diffusion » (En prévision pour 2010)
  • Contribution à l’étude menée par le BIPE pour le compte du SYNDEAC : « Etude exploratoire Modèle économique du secteur « public » du spectacle vivant et son évolution depuis 2002 » (Réalisé en 2009)
  • Réalisation d’un publication « La Fédurok 1999-2009 : 10 ans de travaux d’observation » (sortie prévue 1er semestre 2010). Après dix années de travail autour de la mise en place d’un processus d’observation pérenne au sein de son réseau, La Fédurok souhaite aujourd’hui réaliser un travail de compilation synthétisant l’ensemble des éléments produits dans le cadre de ce chantier, par la production d’une publication.

L’ensemble de ces travaux sont, une fois validé et arrêté, mis en ligne en téléchargement sur le site Internet de la fédération et communiqué numériquement aux différents partenaires dela fédération. Il s'agit de permettre à tout à chacun de pouvoir accéder à ces résultats.

Le travail de réalisation d’enquêtes/études et de production d’analyses étant entré dans une phase opérationnelle et fonctionnelle, La Fédurok a commencé à envisager la valorisation de la matière produite collectivement par l’édition de ses travaux sous forme de synthèse d’études et publication au format papier et numérique. C’est pourquoi un partenariat d’édition a été posé avec les éditions Mélanie Séteun.

En effet, il existe aujourd’hui de réelles attentes d’accès à des analyses portant sur le secteur des musiques amplifiées/actuelles, et plus largement culturelle, de la part, tant des acteurs et porteurs de projets, que des partenaires institutionnelles, que des élus politiques et techniciens des collectivités territoriales. Il s’agit à la fois d’informer et de former l’ensemble de ces publics par l’accès à des analyses portant sur des problématiques pour lesquelles il existe peu de littérature.

2)   Accompagnement et soutien aux adhérents

  • Développement quantitatif de la demande
  • Structuration qualitative du service

a. Un développement continu de l’accompagnement et du soutien aux lieux

Le contexte de plus en plus complexe et l’évolution des lieux de MA nécessitent de plus en plus de besoin d’ingénierie extérieur.

Progressivement, les lieux se sont emparés assez massivement des moyens et ressources  en particulier promus par la Fédération tel que le Dispositif Local d’Accompagnement  (DLA) en partenariat actif avec le Centre National d’Accompagnement et de Ressource pour le domaine de la culture (CNAR culture). La Fédurok représente par ailleurs les entreprises artistiques et culturelles du spectacle vivant depuis l’origine dans le copilotage du CNAR culture avec l’AVISE, la Caisse des dépôts et Consignation, le Ministère du Travail et le Ministère de la Culture et de la Communication.

La Fédurok fournit un travail d’établissement de fiches dites repères (lieux de MA, répétitions, …) ainsi que des suivis et des contributions réguliers sur des problématiques telles que la mutualisation, les emplois aidés, l’économie sociale solidaire …

C’est aussi dans ce cadre quela Fédurok a été administratrice du FONJEP jusqu’à 2009.

Outre les conseils téléphoniques, les échanges de connaissances, d’expériences et de savoir-faire de manière continue sur la vingtaine de listes de diffusion électroniques thématiques ou « métiers », des séminaires et des ateliers de formation ont été développés pour donner lieu à des programmes de formation plus identifiés qu’auparavant à l’occasion de journées professionnelles depuis juillet 2008 à Tulle.

Des formations spécifiques sur le web 2.0 ont été initiées et construites par la Fédurok et portées par des organismes de formation à l’attention plus large que les seuls adhérents de la Fédurok.

b. Conception et mise en œuvre du Pôle d’Accompagnement Continu (PACt)

Majoritairement sur ces trois années, la Fédurok a été amenée à intervenir sur des situations de « crise » même si progressivement l’idée d’un appui en dehors de tensions particulières internes ou externes fait son chemin depuis la formulation d’un cadre d’action d’accompagnement continu au travers du Pôle d’Accompagnement Continu (PACt).­­­ Conçu en 2008, il a été mis en phase opérationnelle depuis septembre 2009.

La mise en place du  PACt de façon expérimentaleen 2009 a précipité un mouvement important de lieux sollicitant la fédération sur des accompagnements souvent longs et complexes. Nous avions prévu que le PACt, dans sa phase expérimentale, permettrait la mise en place d’environ 8 accompagnements sur des lieux Fédurok déjà repérés. Au bout du compte, ce sont 15 lieux - soit presque le double de ce qui était prévu - qui cette année ont bénéficié d’un accompagnement de type PACt.

De façon générale, on constate que l’expertise développée par la Fédurok dans le cadre de l’accompagnement continu de ses adhérents permet des accompagnements mieux ciblés, en lien direct avec l’ensemble des partenaires concernés par le projet du lieu.

Il est à noter toutefois que le volume global de travail lié à l’accompagnement des adhérents, supporté par l’ensemble de l’équipe de la Fédurok, et plus particulièrement par son Directeur et la chargée d’accompagnement devient « critique » dans le sens où les accompagnements mis en place nécessitent un suivi important et des déplacements constants et parfois longs dans les lieux concernés, même si l’ensemble s’appuie aussi sur des interventions des consultants réguliers tels que principalement l’agence ORAMA jusqu’à présent.

Les thématiques, les méthodologies et les mises en œuvre de ces accompagnements ont toutes été différentes, chacune adaptée au contexte global dans lequel s’inscrit le besoin du lieu en accompagnement. Ces accompagnements ont également permis de faire avancer des méthodes de travail entre la fédération, ses adhérents et les DLA, en partenariat direct avec le CNAR Culture et les consultants spécialisées comme ORAMA.

La structure globale du PACt a été affinée, et le comité de pilotage intègre bien évidemmentl a FSJ mais aussi des fédérations autres, comme ACTES’IF, réseau solidaire des lieux de culture Francilien, par exemple.

Le PACt  s’appuie sur un certain nombre d’outils de pilotage, d’outils de suivi des adhérents, ainsi que d’outils d’appui au dispositif.

Outil de pilotage :

  • Comité de suivi : composé des fédérations développant le PACt et des partenaires directement liés au développement du service PACt (CNAR Culture, ORAMA…)
  • Charte du PACt engageant fédérations, lieux accompagnés et personnes ressources/ consultants (déontologie, valeurs, droits et devoirs)

Outils d’appui :

Ce sont les outils qui servent à mettre en œuvre de façon concrète les accompagnements.

  • DLA (Dispositif Local d’Accompagnement)
  • Transferts de savoirs faires : http://www.avise.org/spip.php?article894
  • Pool Personnes Ressources : Pool de personnes repérées et validées par le comité de pilotage du PACt comme étant en capacité de mener des accompagnements sur les lieux, de part les compétences qu’elles ont développé.
  • Partenaires et structures associées (CNAR culture, Opale, ORAMA, Avise…)

Outils de suivi :

Ce sont les outils qui permettent d’analyser, de transmettre et de capitaliser les données sur les structures. Ces outils sont partagés dans le cadre du PACt par les différentes structures et personnes ressources, selon des règles de confidentialité précises.

  • Tableau de bord des structures
  • Indicateurs liés au tableau de bord
  • Fiches de suivi des structures
  • Outils spécifiques tels que l’observatoire développé par Actes’ If
  • Système de capitalisation des données

Ces outils sont intimement liés à la méthode d’Observation Participative et Partagée (OPP) mise au point par la Fédurok, et le déploiement de l’outil GIMIC.

Deux particularités sont apparues sur 2009 dans le développement de cet axe d’activités :

  • La mise en place d’accompagnements collectifs de lieux Fédurok, FSJ et non affiliés sur un territoire donné avec l’exemple du Vaucluse dont on peut supposer qu’ils se développeront.
  • L’intervention dans la structure par une présence régulière dans le lieu dans une durée limitée à l’exemple du Grenier à Sons à Cavaillon.

3)   Participation active à la structuration professionnelle du secteur des musiques amplifiées & actuelles

  • Rapprochement effectif avec la FSJ
  • Coopération avec d’autres organisations et organismes
  • Implication dans des organisations d’intérêt général

a. Une démarche de coopération avec les autres Organismes et organisations des musiques des Musiques Actuelles

A côté de cette démarche d’ensemble de coopération, le rapprochement et le partage d’outils et de services avec la Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisée est devenue une réalité quotidienne.

Comme cela est formalisé chaque année par une convention annuelle de partenariat, la Fédurok et la Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées (FSJ) développent leurs actions sur un certain nombre de chantiers communs qui n’ont cessé de s’agrémenter et se renforcer ces trois dernières années.

S’il est important pour la FSJ et ses adhérents de conserver leurs spécificités, notamment en termes d’esthétiques artistiques, nous constatons que sur de nombreux sujets d’ordre structurels, nous avançons conjointement.

Cet état de fait a ainsi participé pour partie d’un processus plus avancé de coopération avec d’autres fédérations nationales et territoriales (FNEIJMA, FAMDT, Férarock, RIF, RAOUL, PATCH, PRMA Poitou-Charentes, …).

C’est aussi la participation de la Fédurok avec d’autres fédérations nationales à un mouvement initié par un ensemble de réseaux territoriaux de musiques actuelles pour aller vers des scénarii de formalisation d’actions collectives, voire de rapprochements. Il s’agit d’un processus complexe, qui interroge chaque organisation dans la place qu’elle occupe et du rôle qu’elle joue, entre singularité et dynamique confédérale. Les Rencontres Nationales Politiques Publiques et Musiques Actuelles à Nantes les 19 et 20 janvier 2010, préparée en 2009 doivent constituer une étape importante

Ce processus de coopération s’est élargi à l’échelle européenne.

Invitée en octobre 2007 à intervenir lors du Congrès du réseau espagnol ACCES [5], la Fédurok a engagé progressivement une réflexion à l’échelle européenne. De 2007 à mi-2009 les deux réseaux ont appris à se connaître, s’invitant mutuellement à leurs rencontres respectives. Un protocole d’accord entre ACCES et la Fédurok signé en octobre 2008 a débouché sur une montée en puissance des échanges, les ouvrant à la FSJ et débouchant fin 2009 au projet LIVE-DMA.

LIVE-DMA est un projet de coopération à quatre partenaires, ACCES (Espagne), D’ORFEU (Espagne), CLUB PLASMA (Belgique, communauté wallone) qui s’inscrit dans le programme Culture2007-2013 de la Commission Européenne (volet 2.1.1) et dont la Fédurok est le chef de fil.

Sont également associés à ce projet le lieu belge flamand De Kreun (Courtrai) membre du réseau CLUB CIRCUIT, la Férarock, et la FSJ.

Le projet pose des actions collectives en terme de connaissances sectorielles, de formation et de circulation des professionnels des musiques actuelles, et de circulation des artistes par la mise en réseau des lieux sur des circuits européens.

b. Implication dans des organisations d’intérêt général

AGI-SON [6]

Les questions liées à la gestion sonore sont au cœur du quotidien des lieux, à la fois vis-à-vis des publics accueillis que vis-à-vis des équipes salariées exposées à des risques auditifs. AGI-SON est un relai très utile à la fédération lorsqu’il s’agit, par exemple dans le cadre de l’accompagnement d’un adhérent exposé à une redéfinition de son projet au regard de l’impact sonore de son activité, ou lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre une expertise ou une médiation dans le cadre de l’application du décret « bruit » de 1998.

La Fédurok participe activement à la dynamique d’AGI-SON en assurant la présidence depuis sa fondation. En avril 2009 Simon Codet-Boisse (Confort Moderne) a laissé la place à Bertrand Furic (Brise Glace).

SMA

Fondé conjointement par la Fédurok et la FSJ en avril 2005, les fédérations ont assuré le portage technique du syndicat jusque son installation dans ses bureaux parisiens en février 2008 et le recrutement d’un coordinateur en mai 2008.

Jusque là, le portage s’est exprimé, non seulement par la représentation professionnelle (CNV, formation professionnelle, Conventions collectives, …) et la coordination du directeur, Philippe Berthelot, mais aussi par l’appui technique et administratif du chargé de développement, Laurent Boulouard.

Depuis septembre 2009, la fédération comme la FSJ sont présentes en tant que membre de droit au Conseil National.

UFISC [7]

La Fédurok a participé à la création et au développement de l’UFISC en assurant depuis l’origine en 1999 le secrétariat général. Elle assure depuis septembre 2009 la présidence.

L’UFISC constitue un espace de mise en commun avec d’autres organisations des arts et de la culture et de représentation professionnelle au niveau du CNPS par exemple ou du CNVA. L’Ufisc a œuvré en particulier dans le cadre des Entretiens de Valois.  

L’UFIS s’est aussi  particulièrement investie dans les chantiers portant sur les problématiques économiques et sociales dans les entreprises regroupées dans le champ de l’économie sociale et solidaire avec le MES, l’USGERES et le CEGES, notamment dans le cadre des prud’hommales pour le national et le RIPESS pour la partie internationale avec les RIPESS à Luxembourg en mars 2008.

Un des points d’orgue de ce travail a été la participation à la rédaction de l’ouvrage dirigé par Bruno Colin et Arthur Gautier, « Pour une autre économie de l’art et de la culture », publié en novembre 2008 aux éditions Erès.

Groupe de travail « Lieux de MA »

Depuis son installation en 2006, la Fédurok a participé aux travaux du Conseil Supérieur des Musiques Actuelles (CSMA) jusqu’à leur interruption en début d’année 2008.

A subsisté de cette dynamique le groupe de travail dit « Lieux de musiques actuelles » piloté par la Délégation Musique de la DMDTS. Ce groupe de travail, qui rassemble les membres du CSMA, à savoir organisations d’élus, syndicats et organisations professionnelles, associe aussi des conseillers musiques. Les objectifs sont d’anticiper sur l’évolution des lieux et leur prise en compte dans les politiques publiques.

Ces travaux ont alimenté le rapport final des Entretiens de Valois rendus publics en février 2009. Ils se sont poursuivis en 2009 pour aboutir à la rédaction de deux documents cadres, à savoir le Schéma d’Orientation pour les Lieux de Musiques Actuelles (SOLIMA) et le « Cahier des charges SMACS ».

II. Moyens de mise en œuvre

1)   La dynamique associative

  • Evolution des adhésions

Le nombre d’adhérents est passé de 67 au 1er janvier 2007 à 76 au31 décembre 2009.

  • Evolution du Conseil d’Administration

- Elections du 18 janvier 2007 -

Bureau :

  • Président : Sébastien Cornu (Gare - Coustellet)
  • Vice-président : Frédéric Robbe (Astrolabe - Orléans)
  • Vice-président : Olivier Galan (File 7 - Magny le Hongre)
  • Secrétaire : Caroline Perret (Ara - Roubaix)
  • Trésorier : Thierry Ménager (Antipode - Rennes)

Administrateurs :

  • Eric Boistard (Olympic - Nantes)
  • Françoise Dupas (le Grand-Mix - Lille)
  • Christophe Moulin (ArtsAttack! - Caen)
  • Caroline Renoux (Confort Moderne - Poitiers)
  • Marc Védrine (Ouvre Boîte – Beauvais)
  • Fréderic Jumel (Vapeur – Dijon) | représentant des membres consultatifs

- Elections du 10 mars 2009 -

Bureau :

  • Président : Sébastien Cornu (Gare - Coustellet)
  • Vice-président : Frédéric Robbe (Astrolabe - Orléans)
  • Vice-président : Olivier Galan (File 7 - Magny le Hongre)
  • Secrétaire : Caroline Perret (Ara - Roubaix)
  • Trésorier : Thierry Ménager (Antipode - Rennes)

Administrateurs :

  • Damien Morisot (Moulin de Pontcey – Pontcey)
  • Guy Garcia(Sans Réserve – Périgueux)
  • Fréderic Jumel (Vapeur – Dijon)
  • Christophe Moulin(ArtsAttack! - Caen)
  • Marc Baudino(Tandem - Toulon)
  • Boris Colin(Grand Mix – Tourcoing)
  • Fréderic Jumel (Vapeur – Dijon) | représentant des membres consultatifs

 

  • Modifications statutaires

1/ L’Assemblée Générale du 18 janvier 2007 réunie au Confort Moderne (Poitiers) adopte les nouveaux statuts et la charte de la Fédurok :

> http://fsj.la-fedurok.org/documents/CharteFedurok.pdf

2/ L’Assemblée Générale réunie les 7 et 9 juillet 2009 au Chabada (Angers). Les modifications statutaires votées par les adhérents le 9 juillet 2009 portent sur deux points :

  • L’ouverture aux délibérations aux lieux en régies personnalisées et Établissements Publics de Coopération Culturelle ;
  • L’ouverture aux associations de musiques actuelles sans lieu.

> http://fsj.la-fedurok.org/documents/StatutsFedurok.pdf

2)   L’équipe professionnelle

Aux termes de ces quatre premières années d’existence, la Fédurok avait décidé d’engager une professionnalisation de son action par le recrutement d’un directeur puis « d’une équipe au format léger et à géométrie variable en fonction de l’importance des actions à mener », articulée autour de 4 personnes ainsi que d’une structuration en trois cercles : l’équipe de direction, le personnel missionné et le personnel associé ponctuellement.

Après un travail sur l’organisation interne de la Fédurok par Davy Demaline en 2006 et une mission de Stéphanie Gembarski de juin 2007 à avril 2008 pour la préfiguration du 4ème poste permanent, la Fédurok a procédé le 28 avril 2008 au recrutement d’une chargée de l’accompagnement des adhérents en la personne de Stéphanie Thomas, précédemment directrice de la Férarock, fédération des radios associatives rock.

Ce recrutement a permis de stabiliser l’équipe autour des quatre postes permanents envisagés dès les premières années d’existence de la fédération.

Deux chargés de mission ont été recrutés sur des projets spécifiques :

  • Grégoire Pateau en 2008 a participé à l’élaboration d’une étude sur « Les publics, services et métiers de la répétition dans les lieux de musiques actuelles/amplifiés ».
  • Adrien Le Vaillant a été missionné en 2009 pour débuter la rédaction d’une publication dédiée à la démarche de la Fédurok, « 1999-2009, 10 ans de travaux d’observation : historique & perspectives ».

Par ailleurs, des stagiaires ont été ponctuellement associés à des chantiers menés par la Fédurok :

  • Elodie Lebourcq en 2008 sur la Commission Développement & Accompagnement Artistique (CDAA), et en particulier les dispositifs de mise en visibilité de l’accompagnement à la professionnalisation d’artistes portés par des lieux.
  • Aurélie Krecke en 2009 sur la gestion de l’information & le Pôle d’Accompagnement Continu (PACt).

Structuration et mode de fonctionnement interne adopté en décembre 1999 :

> http://fsj.la-fedurok.org/documents/Fedurok_note_fonctionnement_19991213.pdf

3) L’activité participative de production collective

Au regard de l’hétérogénéité des lieux et de la diversité des chantiers ouverts, il a été posé une méthode participative de réflexion et d’exploration qui s’inscrit dans une logique de dynamique de production collective et participative.

Cette dynamique se construit à partir du Conseil d’Administration et des administrateurs référents des chantiers, mais aussi des adhérents mandatés pour s’investir sur une problématique, appuyés par un ou plusieurs membres de l’équipe salariée qui intervient en soutien technique.

Se réalise au travers des échanges quotidiens sur plusieurs listes de diffusions entre les membres des équipes des lieux, mais aussi et surtout au travers des travaux et productions des commissions et les groupes de travail ouverts.

Tableau récapitulatif des chantiers ouverts par la Fédurok :

> http://fsj.la-fedurok.org/documents/16-ChantiersFedurok-tableau.pdf

Les principales avancées ont porté sur les chantiers suivants :

1/ Les travaux de la Commission Développement et Accompagnement Artistique (CDAA)

La CDAA mise en place dès 1999 à la Fédurok joue un rôle central. Elle varie beaucoup dans son champ d’intervention et ses préoccupations en fonction de l’évolution même des projets des lieux. On peut dire qu’elle reflète dans les sujets traités, les préoccupations des structures adhérentes dont elle interpelle directement sur le cœur des projets : l’artistique et le culturel. Des questions centrales traversent les différentes actions et travaux de cette commission avec en particulier la place et le positionnement des lieux dans l'économie de la production et de la diffusion musicale d’une part et leur niveau d’implication dans le développement local dans une démarche d’intérêt général et de missions de service public, d’autre part.

a. Le groupe de travail « place des lieux dans l’économie de la production et de la diffusion »

Ce groupe de travail a été mis en place en avril 2008 et fait suite à de nombreuses interrogations liées à la mutation récente et profonde du secteur et leurs conséquences sur les modèles économiques des lieux. En 2009 des discussions entre le PRODISS [8] et des membres de la Fédurok ont conduit à l’idée de travailler sur les relations entre les producteurs et les lieux. Il a été observé que les relations entre les deux parties étaient souvent conditionnées par une méconnaissance des réalités de chacun, et par des méthodes de travail fortement marquées par des historiques aujourd’hui obsolètes.

Un premier groupe de travail s’est réuni en juillet 2009 lors des rencontres professionnelles de la Fédurok à Angers, et a défini une méthode de travail pour la suite du chantier.

L’objectif du groupe de travail est de poser les bases d’un texte cadre listant les problématiques auxquelles sont confrontées les lieux dans leurs relations avec les producteurs, mais également de proposer les bases d’une « charte éthique » de travail en commun.

Cette charte, en cours de rédaction, s’articule autour de 3 parties à savoir

                        1/La connaissance de nos fonctionnements respectifs ;

                        2/La liste d’une charte de bonnes pratiques reconnues en commun ;

                       3/Les rôles respectifs des producteurs et des lieux en matière de développement d’artistes & d’accompagnement à l’insertion professionnelle.

En perspectives, ce groupe de travail devrait donné lieu au début de l’année 2010 à l’organisation d’un séminaire et à la rédaction du texte cadre, conjoitement avec le SMA et le PRODISS [9]

b. Le soutien et la mise en visibilité des projets artistiques accompagnés vers la professionnalisation par les lieux

Le dispositif initié, et faisant suite au Monte Charge mis en place entre 2000 et 2005, sur une première phase de repérage de juillet 2007 à avril 2009 sur 5 artistes sélectionnés sur 17 candidats par un jury professionnel, a donné lieu a une réflexion sur la notion d’accompagnement et de professionnalisation.

Cette réflexion abouti en fin d’exercice 2009 au programme « 78 TOURS » conçu comme un dispositif d’aide à la circulation hors région et hors territoire français d’artistes ou groupes accompagnés ou repérés par des lieux de la Fédurok. Le dispositif, dans sa version initiale, dure deux ans : une première année sera concentrée sur une circulation nationale, une seconde année sur une circulation européenne.

Il propose de mettre en lumière les groupes ou artistes accompagnés ou repérés par des lieux adhérents à la Fédurok. Ce sont donc les lieux qui présentent les projets, justifiant de la relation durable qu’ils ont pu développer avec le groupe ou l’artiste.

  • Le premier objectif du dispositif est de montrer la diversité des projets générés avec l’aide des lieux de la Fédurok, en ce qu’ils ont la capacité professionnelle de soutenir et d’accompagner la création aujourd’hui.
  • Le deuxième objectif est de faire profiter à ces groupes en émergence d’une solidarité interne au réseau de la Fédurok, en facilitant la circulation en dehors de leur région d’origine; et, par extension, profilant de la capacité de la fédération à travailler avec des partenaires européens, de leur permettre dans un second temps de sortir du territoire national.

Le dispositif repose sur le principe de volontariat des lieux présentant un projet : celui-ci s’engage alors, que son groupe ou artiste soit sélectionné ou non, à accepter de « jouer le jeu » selon les règles établies par le comité de pilotage du dispositif.

En perspectives, le dispositif rôdé en 2010 à l’échelle nationale devrai pouvoir de décliner sur le territoire européen, ceci en profitant des partenariats tissés avec plusieurs réseaux européens (cf. perspectives européennes & projet LIVE-DMA).

c. L’accompagnement des pratiques en amateurs

En 2007, les travaux de la fédération au regard des pratiques en amateurs se sont organisés autour des deux axes de la répétition d’une part, et des problématiques liées à la transmission et à l’enseignement des musiques actuelles d’autre part.

Sur les premiers constats que permettaient de discerner les résultats de l’observation participative et partagée,la Féduroka initié dès mars 2008 une étude sur « Les publics, services et métiers de la répétition dans les lieux de musiques actuelles/amplifiés » qui a été suivi en 2009 par la préparation d’une réflexion partagée avec les réseaux partenaires (RIF, Collectif RPM, ARIAM Ile-de-France, FNEIJMA) devant mener à la rédaction d’un référentiel d’activité lié à l’accueil d’artistes en répétition.

Par ailleurs, du fait de l’arrêt soudain décidé par le ministère de Christine Albanel en septembre 2008 de la structuration des pratiques en amateurs par la voie législative pourtant bien engagée, une journée de formation sur les pratiques amateurs dans les lieux de musiques actuelles a eu lieu le 29 février 2009. Cette journée portait à la fois sur les données juridiques et sur les constats plus d’ordre qualitatif et lié à l’encadrement qui pouvait être donné aux pratiques en amateurs, autant du point de vue de la répétition que de la diffusion.

Sur les questions liées aux problématiques de l’enseignement et de la transmission, la Fédurok participe aux travaux du Haut Conseil de l’éducation artistique & culturelle installé par les ministères de la Culture et de l’Education Nationale et a par ailleurs ouvert en 2009 et conjointement avecla FSJune commission patrimoine dont les travaux s’orientent sur les problématiques d’archivage et de transmission.

> Etude « Les publics, services et métiers de la répétition dans les lieux de musiques actuelles/amplifiés »

En perspectives, l’étude « Les publics, services et métiers de la répétition dans les lieux de musiques actuelles/amplifiés » et plus largement les travaux qui découlent de cette réflexion, doivent donner lieu à une publication. Par ailleurs, le groupe conjoint avec le RIF, Collectif RPM, ARIAM Ile-de-France, et la FNEIJMA poursuit sont travail en rejoignant les problématiques liées à l’éducation artistique et l’enseignement de la musique et l’accompagnement des projets.

Un séminaire sur le sujet est prévu dans le courant de l’année 2010.

d. Le groupe de travail « nomenclatures de l’accompagnement artistique »

Ce groupe de travail est à relier à la fois au travail mené autour des modes d’apprentissage des musiques actuelles, ainsi qu’aux travaux sur la répétition et sur l’accompagnement des pratiques. Il est né en septembre 2008 suite à la difficulté de lecture commune des actions d’accompagnement.

Le groupe de travail s’est enrichi de nouvelles personnes lors d’un atelier spécifique au mois de juillet 2009 pendant les rencontres professionnelles de la Fédurok à Angers. Il a été convenu que cette question de l’accompagnement artistique serait traitée dans plusieurs groupes de travail, dont celui sur les pratiques amateurs et celui sur le dispositif 78 TOURS. En effet la question de l’accompagnement artistique est transverse : elle concerne à la fois la façon dont les lieux proposent des accompagnements à des praticiens amateurs, la façon dont les lieux mettent en place des accompagnements plus spécialisés pour des groupes professionnels ou en voie de professionnalisation, mais également la façon dont les lieux accompagnent la création artistique du début jusqu’à la fin, ce qui rejoint plus particulièrement ici le groupe de travail sur les relations aux producteurs.

Ce groupe travaille donc en transversalité des sujets abordés au sein dela CDAA dans le but de recenser les pratiques, les analyser et proposer la rédaction la rédaction d’une charte de l’accompagnement artistique.

En perspective, le groupe de travail « nomenclature de l’accompagnement » prévoit un temps de séminaire en commun avec le groupe de travail sur les pratiques amateurs début 2010.

e. L’action culturelle

Un atelier dédié à la question des actions culturelles menées par les lieux en juillet 2008 à Tulle a permis de poser la question de la prise en compte des publics en marge et la question de la diversité des pratiques en matière d’action culturelle, à l’image de l’hétérogénéité des lieux et de la singularité des territoires.

Ce chantier initié en partenariat avec le RIF a conduit en octobre 2008 à l’audition du RIF & la Fédurok par Didier Lockwood en sa qualité de président du Haut Conseil à l’Education Artistique dont il a été convenu d’avancer vers un positionnement plus volontariste des lieux de musiques actuelles sur l’action culturelle.

De fait, plusieurs organisations, réseaux régionaux et structures nationales du secteur des musiques actuelles, dontla FSJ, le RIF, et le RAOUL, ont pris l’initiative de mener une étude « Action culturelle dans les lieux de musiques actuelles/amplifiées ». En effet, la plupart des lieux de musiques actuelles conduisent aujourd’hui des projets d’action culturelle en direction de publics tous différents, dans des modalités d’action différentes. La richesse de ces actions est indéniable, mais mal appréciée faute d’un recensement mené dans un cadre méthodologique permettant de déterminier une typologie des actions et d’en porter une analyse.

L’étude s’articule en parallèle avec la création d’un site Internet dédié à l’action culturelle dans les lieux de musiques actuelles, qui capitalisera l’ensemble des initiatives et matériaux servant de base à l’étude, et qui permettra de rendre visible et lisible le travail des lieux sur ce champ particulier. Ce site s’alimentera des résultats et analyses de l’étude, dans une démarche de work in progress volontaire.

La méthode pensée pour cette étude résulte de la particularité de ce champ d’investigation, ainsi que du caractère multiple des besoins exprimés par les adhérents des organisations associées. Nous serons donc sur une approche modulaire, qui pourra évoluer selon les moyens humains, techniques et financiers dont nous disposerons pour la réalisation du projet.

En perspectives : réalisation de l’étude et du site internet de valorisation des actions culturelles dans le secteur des musiques actuelles & amplifiées. Du point de vue partenarial, il est prévu dès 2010 une extension de la réflexion à l’échelle de la filière : radios, associations, labels,…

f. Musique en Prison

Initié en 2007 à l’occasion de la fête de la musique, le dispositif « Musique en Prison », mis en place par la Fédurok avec le soutien de la Direction de l’Administration Pénitentiaire du Ministère de la Justice s’est réitéré en 2008 et 2009. L’édition 2009, ouverte pour la première fois aux lieux de la FSJ, s’est clôturée le 10 décembre sur un séminaire de travail entre représentants de lieux, de l’administration pénitentiaire, des Service Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP), travailleurs, chercheurs, étudiants et journalistes.

Ce séminaire permis de faire le point sur trois années d’actions et de poser des perspectives. Il a notamment était fait part de besoin de formation pour les musiciens intervenants en milieu carcéral, et de pistes à identifier et développer en matière d’aide à l’insertion des détenus.

2) Les travaux de la Commission Formation

La commission Formation s’est mise en place dans le but de constituer un espace d’observation des besoins et attentes en matière de formation pour les salariés et bénévoles des lieux adhérents. Le cas échéant, il s’agit soit d’orienter vers des programmes de formation existants, soit, si de tels programmes n’existent pas, de monter les formations.

Début 2007, l’organisme de formation ARTES a ainsi pu expérimenter une formation dédiée aux nouvelles technologies de l’information et en particulier le web 2.0.

La Fédurok a par ailleurs monté des programmes de formation lors de ces rencontres professionnelles de juillet, à Tulle en 2008 et à Angers en 2009, ou la journée de formation sur les pratiques en amateurs le 24 février 2009.

En 2009 et dans le cadre d’un partenariat plus large avec l’OPC [10], la Fédurok et l’OPC ont construit un cycle de rencontres à destination des élus et techniciens des collectivités territoriales, « Conception & mise en œuvre d’un projet de lieu dédié aux musiques actuelles. Ce cycle a pour objet de dépasser la question du bâti et d’aborder plus en détail ce qui relève du projet en lui-même et de l’inscription territorial des lieux de musiques actuelles et l’implication d’un tel projet en termes de politiques publiques.

3) Les travaux de la Commission Economique & Sociale

Outre un rôle de veille et de réflexion sur les aspects économiques, juridiques et sociaux qui concernent l’activité des lieux adhérents àla Fédurok, la commission économique & social a relayé les informations relatives notamment au développement du partenariat privé, au numéro d’objet, aux modèles économiques notamment de l’économie sociale et solidaires, à la campagne d’élection prud’homale et aux travaux portés par le syndicat.

Sur le versant de la billetterie, et plus précisément depuis la loi rectificative sur la loi de finance de juillet 2007, autorisant l’émission d’une billetterie dématérialisée, la Fédurok a pris contact avec Digitick, société qui se positionnait sur le développement d’une technologie unique en matière de dématérialisation de billetterie. Cette rencontre a permis la rédaction d’un accord cadre qui ouvrait l’accès à la technologie Digitick à l’ensemble des lieux de la Fédurok & la FSJ.

En 2009, la Fédurok est intervenue, conjointement avec le SMA et le PRODISS sur la veille et l’information relative au plan de prévention et de maintien de l’activité en cas de pandémie grippale, ainsi que sur la remise en cause par la Commission Européenne du taux de TVA super réduit appliqué depuis janvier 2007 sur les 140 premières représentations d’un spectacle dans un lieux servant des consommations.

4) Les travaux de la Commission Technique & Technologie

Les travaux de cette commission ont débuté suite aux problématiques posées dans le cadre de l’atelier « Gestion sonore » de l’AG de Montluçon en juillet 2006.

Réunie en 2007 à deux occasions, en janvier à Poitiers puis en juillet à Caen, elle a permis d’avancer sur l’évolution de la réglementation, en particulier la transcription en droit français de la nouvelle réglementation européenne en matière de risques auditifs au travail. En juillet 2008, la Fédurok organisait à Tulle une formation sur les outils de prévention à mettre en place par les lieux, à la fois vis-à-vis du public accueilli que vis-à-vis des salariés des lieux exposés aux risques auditifs.

L’activité 2007-2008 de cette commission aura aussi été marquée par un travail sur les référentiels des métiers du son et de la lumière mené par le Groupement d’Intérêt Public (GIP) Champagne-Ardenne et suivi par la fédération. Ces référentiels ont été validés en 2008 par le comité de pilotage coordonné par la CPNEF-SV [11].

En 2009, la commission technique réunie en juillet à Angers a principalement travaillé sur les problématiques liées à l’accueil des équipes techniques et artistiques, chantier qui rejoint les travaux de rédaction d’une charte en cours au sein du groupe de travail sur les relations lieux-producteurs.

5) Les travaux de la Commission Patrimoine

Cette commission est née en 2009 d’un double constat. D’une part, les lieux les plus anciens, qui fêtent 30, 25, 20 années d’existences ont accumulé une somme considérable de documents d’archives. D’autre part, les outils modernes de captation, de numérisation, de stockage et de diffusion ont formidablement évolués ces dernières années.

Par ailleurs, le matériel utilisé dans les musiques actuelles et amplifiées est également révélateurs de l’évolution des pratiques et des esthétiques.

Cette commission se donne pour objet de réfléchir aux questions soulevées par la conservation de documents et de matériel, et le rôle des lieux dans la transmission de ces savoirs accumulés aux nouvelles générations d’auditeurs et de musiciens.

Elle rejoint nombreux points soulevés également par la FSJ, et se réunira dès janvier 2010 pour poser les bases d’un travail qui rejoint fatalement les enjeux liés au développement et l’accompagnement artistique.



[1] - Groupement pour une Information Maîtrisé Interactive et Coopérative – www.gimic.org
[2]  - Participants du groupe de travail informel sur l’observation Opale - CNAR Culture,La FRACAMA, Zic-Zac en Lorraine, l'U-Fisc, Le pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays dela Loire, LeRéseau Raoul - Nord Pas de Calais, Le CNV, Le RIF etLa Fédurok
[3] - Participants du comité coopératif de l’OPP : Ministère dela Culture et dela Communication (DMDTS), Bureau de l’observation du spectacle vivant (DMDTS), Fédération Nationale des Collectivités territoriales pourla Culture (FNCC), Centre National des Variétés (CNV), IRMA, Fédération des Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées (FSJ), Ministère dela Jeunesse, des Sports et dela Vie associative (DJEP), Association des Régions de France (ARF), Observatoire des Politiques Culturelles (OPC), Opale - opérateur délégué du CNAR Culture (Centre Nationale d’Appui et de Ressources Culture), Observatoire dela Musique, Le PATCH Picardie, Musique et Danse en Picardie, Pôle Régional des Musiques Actuelles de Poitou-Charentes,Réseau Raoul Nord Pas de Calais etLa Fédurok
[4] - Outil d’observation participative développé parla Fédurok et Médias Cité
[5] - Association Nationale de Lieux de Concerts
[6] - AGIr pour une meilleure gestion SONore
[7] - Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles
[8] - Union du Spectacle Musical & de Variété
[9] - Syndicat national des petites et très petites structures de musiques actuelles.
[10] - Observatoire des Politique Culturelles (Grenoble)
[11] - Commission Paritaire Nationale Emploi Formation du Spectacle Vivant