Edito:: Communiqué de La Fédurok et la FSJ à l'issue de leur assembleé générale commune
Samedi 07 Avril 2012

Les lieux adhérents de la Fédurok et de la Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées se sont réunis en Assemblée Générale à St Etienne les 19 et 20 mars 2012.

Lors de ces deux journées de travail, reliées aux rencontres nationales «Culture et développement territorial, construire les coopérations!»[1], les représentants de nos 127 adhérents ont exprimé leurs points de vue et leur solidarité face aux nombreux enjeux auxquels les lieux doivent faire face.

Les adhérents ont adopté les orientations d’un projet fédéral[2] qui doit les mener vers la création d’une structure commune début 2013. Le travail de préfiguration se poursuit donc vers une nouvelle étape de validation prévue lors des journées européennes des lieux de musiques actuelles organisées à Belfort - Montbéliard les 27, 28 et 29 juin prochains.

Ils ont par ailleurs dressé un certain nombre de constats et formulé des attentes et propositions.

Il a été rappelé nos volontés partagées de co-construction de l’intérêt général et l’impérative nécessité d’encourager la mise en place des concertations permanentes territoriales selon le Schéma d’Orientation pour le développement des lieux de Musiques Actuelles (SOLIMA) et de respecter les initiatives associatives dans le droit qui les fonde.

Il est de fait important que les services de l’État reconnaissent pleinement le droit associatif quand des collectivités locales vont à l'encontre de dynamiques territoriales et de projets artistiques et culturels portés par des initiatives associatives. Les mouvements de municipalisation ou d'intégration dans des Sociétés Publiques Locales (SPL) réduisent ces initiatives à de simples prestations localisées, intégrées dans le giron des collectivités. A l’exemple des agglomérations d’Angoulême ou de Cherbourg, ce processus condamne toute perspective ambitieuse de projet d’intérêt général territorial coopératif et partenarial basée sur des initiatives associatives, souvent artistiquement, culturellement et économiquement innovantes.

Il est constaté que le plan SMAC, annoncé par le ministre de la Culture et de la Communication en avril 2011, rencontre des difficultés majeures de mise en œuvre  dans de nombreuses régions par les jeux de la déconcentration et la faible légitimité accordée aux lieux de musiques actuelles malgré la labellisation. En respect de la légalité, il serait donc fondé que les crédits nouveaux alloués au « label SMAC » soient bien affectés aux dits lieux de musiques actuelles labellisés.

À cette perte de crédits fléchés s’ajoute un gel de l’État qui fragilise toutes les structures financées qu’elles soient labellisées ou non, et dont nous demandons la levée.

De plus, le besoin financier des lieux s’est exprimé récemment au travers de la commission 7 du Centre National des Variétés, de la chanson et du jazz (CNV), qui dans sa gestion des aides à la diffusion, a pu mesurer la nécessité de réévaluer à la hausse le volume de l’aide à la diffusion.

Par ailleurs, dans l’évolution des politiques publiques d’État, il est nécessaire que le secteur des musiques actuelles soit associé à la réécriture par la Direction Générale de la Création Artistique (DGCA) de la circulaire sur les scènes conventionnées dans une concertation élargie aux collectivités territoriales par le biais du Groupe de Travail Lieux de Musiques Actuelles (GTLIMA) et de la dynamique post « Entretiens de Valois ».

Toujours dans un souci de cohérence et d’efficience, il est apparu pertinent de relier au GTLIMA, les réflexions du groupe de travail Jazz mobilisé par le ministre de la Culture et de la Communication, fin 2011 et qui a produit un rapport d'étape sur la situation du jazz en France[3]

Il a été également souligné l’importance de conforter la structuration des lieux, en particulier dans leur dimension territoriale, au sein de politiques publiques consolidées et dans la mise en place d’une régulation économique. Nous entendons que le futur Centre National de la Musique (CNM) n’a pas vocation à porter cette dimension de structuration territoriale ni de régulation économique, et affirmons notre volonté de rester vigilants et associés aux travaux de préfiguration du nouvel établissement public.

L’ensemble des adhérents et des partenaires présents ont réaffirmé la nécessité impérieuse de s’engager collectivement dans la dynamique de campagne « l’Art est Public » pour une politique culturelle réinventée[4] !

 

Enfin les participants à cette Assemblée Générale commune ont salué la mémoire de Jean-Claude Wallach, qui nous a brutalement quitté. Ils ont exprimé combien sa personne et sa réflexion nous manquaient déjà. Ils adressent à sa famille leur affection et leur soutien dans cette épreuve.

 

 


 



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